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PRECISIONS DU HAUT CONSEIL ISLAMIQUE

 

 

 Dans « Le Soir d’Algérie » en date du 27 mai 2006,Mme Aslaoui a publié une chronique dans laquelle elle met en cause le HCI et particulièrement le Dr Bouamrane Chikh (paragraphe 3).Dans un entretien donné à un autre journal,elle a relevé un seul point qui,à priori, ne la concerne pas. Jusqu’ ici, Mme Aslaoui ne semblait pas avoir vocation d’islamologue .D’ou vient ce changement ? Elle se demande, en effet,  pourquoi le HCI fait–il appel à des théologiens égyptiens pour prononcer les fetwas, au lieu de s’adresser à des spécialistes algériens ? Apparemment,  elle ne distingue pas l’islamologie en général de l’expertise spécialisée qui permet de donner une consultation (fetwa).

 

Allant plus loin dans l’excès, elle affirme que « le HCI préfère des chouyoukhs égyptiens pour enrôler des intégristes » Si Mme Aslaoui a des problèmes avec des professeurs égyptiens,c’est son affaire .Quant au HCI , il invite régulièrement dans ses colloques internationaux des savants spécialisés dans les thèmes précis qu’il étudie : «l’éthique médicale, le code de la famille,et tout récemment l’éthique de l’Islâm et l’économie de marché . Il invite ces spécialistes  sur la base de leurs publications et de leur autorité scientifique  reconnue, qu’ils appartiennent à notre pays ou à d’autres  régions   du monde.

 

 Employant mal à propos ce terme d’intégrisme,elle affirme que le HCI encourage ce courant, alors que sa position constante est celle du juste milieu entre les extrêmes, conformément au verset coranique :« Nous avons fait de vous une communauté médiane »(s.2 v,143), selon l’heureuse traduction du regretté Jacques Berque. Peu à peu elle glisse vers la diffamation, en accusant le Président du HCI d’intolérance, alors qu’il est connu pour être  un homme de culture et de dialogue.

 

Enfin, elle prétend l’opposer vainement à son regretté prédécesseur, le Professeur Abdmadjid Meziane, alors que tous les deux sont bien connus du public pour leur sens de la mesure et leur compétence universitaire. Rendant hommage à son ami décédé, le Dr. Bouamrane a écrit : «  C’est au département de philosophie  que nous sommes devenus des collègues et des amis. Tout nous rapprochait :la double culture,l’enseignement,les conférences et les colloques,l’attachement  aux valeurs du pays,le goût  de la culture et de l’écriture » (Cahiers du HCI, no 1, 2002) .

                                                                                      

Pour terminer, on  constate  avec étonnement que Mme Aslaoui se prononce sur tous les sujets, possède toutes les compétences,en islamologie comme en littérature,comme en politique… ; elle veut donner des leçons à tout le monde. Ne serait–il pas temps pour elle qu’elle choisisse la sérénité, l’objectivité  et l’humilité, qualités propres aux intellectuels d’envergure ? Puisqu’elle donne des conseils à tous, on peut lui conseiller  de savoir raison garder et de cesser d’accuser les gens à tort et à travers.


 


Le Président du Haut Conseil Islamique