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Réplique à un article sur « l’histoire de Mahomet »
( site web : www.encyclomancie.com )

 Octobre 2005

 

Un auteur anonyme a commis un article partial et s’est livré à une attaque en règle contre la personne du Prophète de l’Islâm. Cette attaque nous rappelle les critiques de l’Islâm et de son Prophète par l’Eglise au Moyen Age. Depuis ce temps-là, les préjugés n’ont guère changé. Ils portent constamment sur ses guerres et son mariage. Pour ce genre d’auteurs, il n’est pas nécessaire de s’armer d’impartialité ni d’honnêteté intellectuelle. Si l’on veut bien lire ou relire l’histoire de l’Islâm et de son Prophète, on est obligé de constater que cet homme exceptionnel est venu à une époque où l’humanité se trouvait dans une situation troublée. Son peuple était fortement attaché au polythéisme et à l’idolâtrie. Malgré cela, il a entrepris la tâche difficile de lui prêcher le monothéisme enseigné par tous les prophètes de la Bible.

En premier lieu, dans la société arabe de l’époque, il n’existait pas de législation particulière pour les femmes considérées plutôt comme des servantes au service des hommes. Elles n’avaient pratiquement pas de droits. Pour un père, la naissance d’une fille était un déshonneur : il devait l’enterrer vivante. Le Prophète a interdit cet usage inhumain et a institué des lois pour la famille. Ne pouvant supprimer la polygamie, admise par les coutumes de l’époque et auparavant par la Bible, il l’a limitée au maximum, en marquant sa préférence pour la monogamie. A ce sujet, le Coran dit : « Epousez, comme il vous plaira, deux, trois ou quatre femmes. Mais si vous craignez d’être injustes, prenez une seule épouse » ( Les femmes,v. 3 ). Le Coran insiste sur le principe de justice et confirme :« Vous ne pouvez être justes à l’égard de chacune de vos épouses, même si vous le voulez» (Les femmes,v.129 ). Il a ensuite condamné l’adultère et l’homosexualité, le mariage étant une union légale entre un homme et une femme. C’était là une révolution pour l’époque et pour notre temps.

En second lieu, l’Islâm que le Prophète a prêché n’a pas été accepté tout de suite. Ce n’est que peu à peu, par la persuasion et la patience, que la doctrine s’est répandue. Le Prophète a été persécuté et condamné à l’exil, comme chacun sait. C’est par son exemple de droiture et de bienveillance que l’Islâm a pris racine dans la presqu’île arabique. S’il a épousé plusieurs femmes, il l’a fait dans le cadre de la loi coranique et aussi pour contracter des alliances politiques nécessaires. Auparavant,il avait une seule épouse à laquelle il est resté fidèle jusqu’à ce quelle quitte ce bas- monde. Il a dû se remarier selon la loi musulmane. Quel mal y avait il à cela ? L’auteur anonyme fait une fixation sur le mariage. Pourquoi cette obsession ? Est-il un prêtre réduit au célibat ?
En troisième lieu, ne voir dans la vie du Prophète que ses campagnes militaires, c’est faire preuve d’une mauvaise foi évidente. En vérité, pour le Prophète, la guerre n’était pas une fin en soi. Elle était un moyen de légitime défense puisqu’il a été attaqué à plusieurs reprises, notamment à « Ouhoud », tout prés de Médine sa capitale, où il a essuyé des revers. Lorsqu’il s’est trouvé en état de supériorité sur ses adversaires qoraichites, il n’a pas envahi la Mecque mais il a accepté de retarder d’une année son entrée dans la ville sainte. En outre, quand il a fait des prisonniers, il les a bien traités et les a libérés en échange des cours que ces prisonniers devaient donner à certains musulmans illettrés .Il a assumé sa mission d’une manière pacifique pendant des années. Il a professé une religion qui a été embrassée peu à peu par des millions de fidèles à travers le monde. Il a ainsi accompli une œuvre considérable et conduit une grande partie de l’humanité vers le progrès et la civilisation. Est-ce là le comportement d’un homme assoiffé de guerre, comme le prétend l’auteur de la diatribe ? Au contraire, son mérite fut reconnu par de nombreux savants, penseurs, écrivains et hommes d’Etat, comme Napoléon, Lamartine, Bernard Shaw, Carlyle, Tolstoï et d’autres personnages illustres. Tous ont exprimé leur admiration pour le Prophète de l’Islâm .

En conclusion et pour finir,nous donnons quelques passages extraits du témoignage de Lamartine : « Si la grandeur du dessein,la petitesse des moyens,l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Mahomet ?... A toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine,quel homme fut plus grand ? » (Histoire de la Turquie,Paris,1854, vol 2, p.276-277)

Alger octobre 2005
Mohammed Chenguiti Messaoud Boudjenoun
Responsable de la communication Directeur de rédaction
au Haut Conseil Islamique La revue « Les études islamiques »
du Haut Conseil Islamique