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Réponses aux questions du quotidien InfoSoir
Q.1 : La part de l’homme dans l’héritage est égale aux deux parts de la femme… R. 1 : Dans la famille musulmane, c’est l’époux qui assume les charges du foyer. C’est pour cela qu’il prend la plus grande part. Il y a d’autres cas qui sont prévus par la législation musulmane et où la femme prend des parts qui ne sont pas négligeables. En outre, lors du mariage, c’est l’homme qui apporte la dot à la femme. Cela fait en sorte qu’il y ait un équilibre et une égalité entre l’homme et la femme, tout comme il y a une égalité entre eux dans les droits et les devoirs. Q.2 : Le droit de la femme à l’héritage a déclenché une certaine polémique. Les organisations féministes estiment qu’il y a une « inégalité » entre l’homme et la femme concernant l’héritage. R.2 : Je crois avoir répondu à cette question de façon assez claire. Q.3 : Selon certaines féministes, on peut trouver des dispositions dans le Coran pour mettre en place une égalité entre l’homme et la femme concernant l’héritage. R.3 : Les préceptes du Coran garantissent une égalité entre l’homme et la femme dans tous les domaines de la vie sociale, politique, économique, religieuse… Les textes du Coran qui sont clairs et explicites n’impliquent aucun idjtihâd. Ils sont à prendre tels qu’ils sont. Q.4 : Dans certaines régions de Kabylie, les femmes n’ont pas le droit à l’héritage. A quoi cela est dû selon vous, et comment peut-on changer cette mentalité ? R.4 : Il s’agit là d’une coutume qui a cours dans certaines régions de notre pays mais qui n’a aucun fondement coranique. Cette coutume a pour cause le manque de terres arables et de richesses naturelles. Pour changer cette mentalité, il faut simplement revenir aux préceptes authentiques de l’Islâm, contenus dans le Coran et la Sunna.
Alger, le 20/12/2011 Président du Haut Conseil Islamique Dr Bouamrane Chikh
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